La période Convergence
et ses séries
La période Convergence ouvre un territoire nouveau dans l’œuvre de GABAN. Après les failles telluriques et les éruptions brutes de l’Émergence, les toiles respirent désormais autrement : elles ne cherchent plus seulement à jaillir, mais à circuler, à s’élever, à se dissoudre. Ici, la matière n’est pas décor, elle est passage. La couleur n’illustre pas, elle incarne.
Dans ce cycle, chaque toile agit comme un seuil vers un état de transformation. Les gestes s’apaisent sans s’affaiblir, les strates chromatiques accueillent lumière et silence. Convergence n’est pas une destination, mais un mouvement : celui de l’invisible qui devient sensible, du chaos qui s’organise, du vivant qui se révèle.
Pour en rendre compte, les œuvres se déploient en six séries conceptuelles. Non pas des catégories fixes, mais des zones d’échos, des respirations intérieures, des espaces où se rejouent les tensions de la matière et de l’âme.
Seuils et Passages
Toiles liminaires, ouvertes sur l’inconnu. Ici, la peinture est transition : un espace de bascule où l’on franchit une limite, où l’on suspend le temps.
Tensions et Transformations
La matière lutte, se fracture, se recompose. Ces œuvres habitent l’instabilité : elles portent le chaos vital, l’énergie brute qui se transforme en rythme.
Réseaux et Interconnexions
Réseaux et Interconnexions
Circulations invisibles, cartographies de flux organiques. Ici, chaque trace devient un vecteur, chaque ligne une sève ou une pensée qui relie.
Contrastes et Dualités
Un équilibre instable où se rencontrent lumière et obscurité, fragilité et intensité, apparition et disparition. La contradiction n’est pas obstacle, mais moteur.
Fragments et Résonances
Formats intimes, études, éclats méditatifs. Chaque pièce est fragment de mémoire, trace vibrante, résonance intérieure où le silence devient actif.
Excès et Splendeurs
Les œuvres où la peinture se fait abondance, saturation, débordement vital, quand la lumière et la couleur jaillissent jusqu’à l’excès, au bord de la chute. Ici, l’intensité n’est pas retenue mais assumée, célébrée dans toute sa puissance organique.